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Le Démocrate Idéaliste Rebelle[s]

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Actualité, Débat, Reconstruction Politique, Philosophie, Ethnologie, Economie, Handicap et Divers c'est le programme que vous aborderez chaque jour en suivant le blog ! Je suis à l'origine de la création de la revue de philosophie de METZ "Le Jardin" et participe à la rédaction de Rebelle[s], magazine bimestriel national. Je souhaite faire de ce blog, un lieu de débat. Il a pour but d'ouvrir plusieurs pistes de réflexions sur des questions politiques, ainsi que publiques qui engagent l'avenir de la société Française et Européenne. Une façon de reprendre notre destin en main pour un auteur idéaliste qui voit le monde se plaire dans le désenchantement du monde.


L'inconscient, fait-il peser sur l'homme une fatalité?

Publié par De Bona Stéphane sur 1 Janvier 2015, 22:59pm

Catégories : #Philosophie

L'inconscient, fait-il peser sur l'homme une fatalité?

La découverte de l'inconscient par Sigmund Freud a révolutionné la pensée du XXe siècle. Avant lui, l'homme n'a qu'une idée partielle de ce concept. C’est Descartes, avec l'idée du cogito, qui nous aide à différencier l'homme de l'animal. Le philosophe Leibnitz admet l'existence d'un inconscient qu'il  nommera, avant Freud, « la petite perception », c'est-à-dire « un changement dans l'âme, dont nous ne nous apercevons pas ». En partant de ces idées, on peut se demander si l'homme n'est pas gouverné ou mu par son inconscient. Je vais tout d'abord démontrer que l'inconscient n'est pas une fatalité puisque l'homme est libre de ses choix. Dans une seconde partie j'expliquerai que l'inconscient dirige notre vie, et que l'homme ne peut y échapper.

 

Il faut d'abord définir ce qui différencie l'homme de l'animal pour comprendre la notion d'inconscient. L'homme contrairement à l'animal a conscience de son existence. C'est ce que démontre le cogito cartésien par le « je pense donc je suis ». Une fois cette notion établie, l'homme doté d'une conscience est un être raisonnable. Il agit et juge de manière rationnelle sans céder à ses instincts contrairement aux animaux. Certes, on ne peut nier que les hommes aient des instincts et des passions. Malgré cela, ce qui caractérise l'homme en tant qu'être civilisé et qui l’équilibre, c'est précisément que chez lui, la raison est prédominante. Il peut refuser d'être un « esclave » de ses instincts par des actes volontaires. Descartes dira « la volonté est tellement libre de sa nature qu'elle ne peut jamais être contrainte » ; alors que Sartre l'expliquera en disant que « l'existence précède l'essence ».

 

La conscience permet à l'homme d'appréhender son avenir par l'intermédiaire de son passé. Je ne puis être conscient de ce que je suis, si je ne suis pas conscient de ce que j'étais. Par conséquent, la conscience oblige l'homme à être responsable de ses actes. La conscience sans mémoire ne peut être qu'éphémère. La conscience chez l'homme, donne la mesure de son existence. Elle rend possible la projection dans l'avenir. Avoir conscience de son passé, c'est déjà préparé son avenir. Leibnitz le démontrera ainsi «le présent est gros de l'avenir : le futur se pourrait lire dans le passé» pour ces auteurs, la volonté dominait l'inconscient tout comme l'esprit domine le corps. À supposer que l'inconscient existe vraiment, l'homme peut toujours dominer ses pulsions par sa volonté et sa raison. L'homme qui laisse peser sur sa pensée, la fatalité de l'inconscient n'est pas totalement libre et par conséquent, pour moi, pas entièrement humain.

 

D'un autre point de vue, la théorie de l'inconscient a changé la façon d'appréhender les réactions de l'humanité.

 

Selon Freud, nous sommes guidés par des motivations profondes qui nous échappent. Notre inconscient joue un grand rôle dans tous les actes de notre vie quotidienne, mais nous préférons l'ignorer pour avoir la sensation d'être le maître de nos décisions et de notre comportement. L'homme est tributaire de son inconscient : il le subit plutôt qu'il le domine. Les pulsions refoulées, traces de l'inconscient, se manifeste par des symptômes lorsqu'un individu est malade. Certains troubles psychologiques résultent d'un conflit entre notre «moi» (l'idée que nous avons de nous-mêmes) et notre inconscient. Lorsque nous refoulons certains sentiments ou souvenirs qui nous semblent insupportables ou gênant, ceux-ci risquent de « revenir par la fenêtre » en provoquant alors des symptômes. Les troubles nerveux, les hallucinations, les angoisses servent à définir la maladie mentale pour mieux la diagnostiquer. Ce sont des manifestations de notre inconscient.

 

 Lorsque nous ne sommes pas malades, l'inconscient est tout de même présent dans notre vie quotidienne. Il montre le bout de son nez alors que nous dormons, dans notre sommeil, moment pendant lequel notre vigilance de la conscience diminue. Nous faisons des rêves qui, parfois, n'ont ni queue ni tête, mais qui symbolise en fait, des peurs que nous avons censurées à l'état de veille. Dans une autre situation, en pleine journée, l'inconscient est également là. Nous le rencontrons par l'intermédiaire des lapsus, lorsque nous disons un mot pour un autre. Selon Freud, nous exprimons ainsi ce que nous pensons vraiment, mais nous n'osons dire en public. L'acte manqué (une action que nous faisons ou ne faisons pas, pour une autre) est ainsi une visualisation de notre inconscient. Ces actes peuvent être, par exemple l'oubli d'un rendez-vous, inconsciemment, que nous ne désirions pas avoir. Pour Freud, l'inconscient nous gouverne même si nous ne le savons pas. Nous refoulons certains sentiments, ceux-ci viennent nous troubler sous forme de symptômes ou d'une autre manière lorsque nous sommes sains de corps et d'esprit. Freud dira que «L'inconscient est le psychique lui-même sont son essentielle réalité».

 

En conclusion, on peut dire que l'homme est un animal qui possède une raison. Il a donc la lourde tâche de gérer le dualisme entre sa conscience et son inconscient. Comme l'exprimerait Freud : « La théorie de l'inconscient se heurte principalement à des résistances d'ordre affectif qui s'explique par le fait que personne ne veut connaître son inconscient ». Mais de là à dire que c'est une fatalité, je n'oserais pas m'y risquer. Le conscient et l'inconscient peuvent être à eux deux, un formidable moteur pour l'existence. Il permet à l'homme de se dépasser et de créer. Ces deux notions sont à la base de notre évolution culturelle à travers les âges. Cet état de fait, nous ouvre d'autres perspectives philosophiques à explorer.

La conscience de soi

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abdoul aziz 28/05/2015 14:45

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