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Le Démocrate Idéaliste Rebelle[s]

Le Démocrate Idéaliste Rebelle[s]

Actualité, Débat, Reconstruction Politique, Philosophie, Ethnologie, Economie, Handicap et Divers c'est le programme que vous aborderez chaque jour en suivant le blog ! Je suis à l'origine de la création de la revue de philosophie de METZ "Le Jardin" et participe à la rédaction de Rebelle[s], magazine bimestriel national. Je souhaite faire de ce blog, un lieu de débat. Il a pour but d'ouvrir plusieurs pistes de réflexions sur des questions politiques, ainsi que publiques qui engagent l'avenir de la société Française et Européenne. Une façon de reprendre notre destin en main pour un auteur idéaliste qui voit le monde se plaire dans le désenchantement du monde.


Vous ferez cela en mémoire de moi !

Publié par De Bona Stéphane sur 8 Janvier 2015, 19:58pm

Catégories : #Ethnologie

Vous ferez cela en mémoire de moi !
Vous ferez cela en mémoire de moi !

Je vous livre ce soir un commentaire de texte biblique, que j'ai réalisé pour une revue paroissiale. Après la lecture de ce texte les corédacteurs du journal ont décidé qu'il était trop compliqué pour le commun des mortels. D'après moi, si ce texte est difficile pour la plupart des gens c'est très grave. Le niveau intellectuel de la France est dangereusement bas. Je vous serais reconnaissant de laisser vos impressions.

 

 

 Un commentaire soi-disant difficile

 

« Nous ne sommes précédés d'aucun testament » René char. C'est la phrase qui ouvre l'un des livres principaux de la philosophe juive Hannah Arendt : La crise de la culture. Dans cet ouvrage, elle démontre que l'oubli de nos traditions et que l'idée de faire table rase du passé, nous fait courir de graves dangers. Ne sommes-nous pas sur cette pente ? C'est donc en commentant des références bibliques, que je voudrais mettre en valeur toute l'actualité du texte fondateur du christianisme. Je souhaite également recréer un lien rompu entre la philosophie et la religion. Croire ne dispense pas de penser ! Bon nombre de philosophes reconnus sont d'ailleurs les pères fondateurs de l'église. Parmi les plus remarquables on trouve Saint-Thomas d'Aquin ou encore Saint-Augustin pour ne citer que les plus connus. Voici ce premier regard sur une phrase symbolique :

 

 

"Vous ferez cela en mémoire de moi". Lorsque le Christ prononce cette phrase, il sait déjà que sa fin est proche. Ce dernier repas (la cène) doit être pour lui l'occasion de passer le flambeau à ses apôtres. Le mot mémoire est de toute première importance. La mémoire et la reproduction sont ici la seule garantie pour le Christ que sa mort ne soit pas vaine. En reproduisant ces gestes, ses apôtres devront faire preuve d'humilité et se remémorer que l'homme n'est pas tout puissant sur terre. Dieu, nous a seulement dotés d'un libre arbitre pour que nous puissions faire les meilleurs choix possible en notre âme et conscience dans l'intérêt général. La mémoire dans ce contexte permettra aux hommes de se rappeler que dieu s'est incarner sous la forme de son fils Jésus. Un fils qui a dû vivre le martyre de la crucifixion pour absoudre l'humanité de ses Pêchés. En prononçant ces paroles, Jésus fait don de sa mort à l'humanité et lui demande une « obéissance aimante ». Jésus, par ces mots, rend humanité responsable de ses actes. Le verbe faire est décisif car il signifie que nous sommes les dépositaires de la mémoire du Christ et que sans la reproduction de la cène, l'humanité pourrait retomber dans les mêmes travers. En bref, cette phrase permet à l'homme de méditer sur sa condition tout en lui rappelant qu'il n'est pas seul sur terre comme dans l'autre monde. Ce dernier repas et ces mots préparent également au deuil. C'est l'espoir d'une autre vie dans l'au-delà ou la conviction que notre passage ici-bas n'a pas été vain, pour les non-croyants. De notre mémoire, écrite ou verbale, nos descendants pourront tirer le meilleur parti pour améliorer le sort de l'humanité.

 

Stéphane De Bona

 

Deuxième regards sur le texte

 

Lorsque le Christ prononce cette phrase, il sait déjà que sa fin est proche. Il s'adresse à ses apôtres lors du dernier  repas (la Cène) avant sa crucifixion. Mais, au-delà de ses amis présents à ce moment là, c'est toute l'assemblée des chrétiens qui est concernée. En effet, les disciples de Jésus ont eu pour mission d'annoncer le message du Christ : l'avenir d'un monde dans l'au-delà où règne le bien et la vie éternelle auprès de Dieu le Père. Et à leur suite, tous les membres de l'Eglise, du Pape au plus petit des fidèles, sont chargés du même message.

 

En reproduisant les gestes du Christ au cours de la messe, pendant la consécration : la bénédiction du pain et du vin, qui symbolisent le corps du Christ souffrant sur la croix et son sang versé pour sauver tous les hommes du mal, puis le partage avec toute la communauté, nous nous rapprochons de Jésus qui est au milieu de nous, vivant et ressuscité.

 

En faisant « mémoire », comme il nous l'a demandé, le Christ est toujours présent, et il nous conduit à son Père. Il nous montre le chemin pour notre avenir. Lorsque le Christ demande de faire ses gestes en mémoire de lui, il demande de perpétuer le souvenir de son dernier repas.

 

Frédérique De Bona

 

Hommage à Charlie

 

Ce soir, je voulais écrire un article sur la liberté de la presse. Je n'en ai pas la force ! Je veux seulement dire que je suis disponible pour écrire à Charlie Hebdo, car je n'aime pas les journaux et la communication à l'eau froide. Nous avons vécu le 7 Janvier 2015, notre 11 Septembre culturel.  Je republie donc un texte sur la religion car nous avons le droit de parler de tout et d'en rire. Cela est même un devoir !

 

Dimanche, participez au rassemblement en Hommage à Charlie Hebdo et la défense des valeurs républicaines.

 

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