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Le Démocrate Idéaliste Rebelle[s]

Le Démocrate Idéaliste Rebelle[s]

Actualité, Débat, Reconstruction Politique, Philosophie, Ethnologie, Economie, Handicap et Divers c'est le programme que vous aborderez chaque jour en suivant le blog ! Je suis à l'origine de la création de la revue de philosophie de METZ "Le Jardin" et participe à la rédaction de Rebelle[s], magazine bimestriel national. Je souhaite faire de ce blog, un lieu de débat. Il a pour but d'ouvrir plusieurs pistes de réflexions sur des questions politiques, ainsi que publiques qui engagent l'avenir de la société Française et Européenne. Une façon de reprendre notre destin en main pour un auteur idéaliste qui voit le monde se plaire dans le désenchantement du monde.


La reconnaissance comme marque de l'identité

Publié par De Bona Stéphane sur 21 Février 2015, 23:28pm

Catégories : #Philosophie

La reconnaissance comme marque de l'identité

Le fait d'utiliser le pronom personnel «je» fait de nous un sujet ou une personne qui a sa propre identité. Nous sommes totalement libres et pouvons exercer notre libre arbitre. Nous sommes libres de ne pas choisir de béquille divine ou sociétale.

 

Le Je comme jeu de société

 

Le «je» exprime le moi profond, la sphère de l'intime. Il permet les revendications en son nom propre. Nous jouons un double jeu entre la vie privée et la vie publique. C'est un jeu entre le «je» privé et le «je» publique qui devient un «nous» englobant les autres, c'est à dire le «moi» de la figure sociale.

  

Nos relations sociales n'ont d'autre but que de former notre image à la face du monde. Chaque être humain est dirigé par ses affects qui le conduisent à rechercher du lien dans la sphère sociale. L'homme comme être social a besoin d'interactions avec le reste de l'humanité pour se sentir exister. Il exprime ainsi son besoin de reconnaissance.

 

La condition «d'Homme moderne» renforce ce besoin. Aujourd'hui, le statut social tient une place prédominante dans la représentation que nous donnons aux yeux du monde. C'est par ce jeu de représentations que nous existons.

 

L'épisode, du garçon de café dans l'être et le néant œuvre majeure de Jean-Paul Sartre, illustre bien le fait que nous ayons plusieurs masques sociaux. Le garçon de café est un Être de la sphère publique. Nous jouons le rôle du garçon de café, nous voulons paraitre aux yeux de la société. La figure publique du garçon de café n'est pas notre Être profond, elle est l'identité que nous voulons montrer à la société. Notre Être intime doit rester dans la sphère privée. Il nous aide à nous ressourcer et à nous construire voire reconstruire.

  

La reconnaissance donne le choix

 

Notre identité est formée dès notre plus jeune âge. Nous avons besoin de référent(s) pour développer notre personnalité et devenir un Être à part entière. Le manque de reconnaissance nous handicape pour le reste de notre vie. Ce manque fait naître en nous une faille narcissique. Si cette faille narcissique n'est pas comblée, elle peut aller jusqu'à la paralysie. Elle entraîne chez certains une envie de pouvoir et de domination. C'est pour eux, une façon de passer de l'ombre à la lumière. Cette posture est aggravante.

 

L'homme est un Être conscient de sa mort, de sa finitude, à l'inverse des animaux. Il sait que sa vie à un début et une fin. L'homme est une finitude qui existe à travers le regard de l'autre. Il est un Être rempli d'angoisse qui doit chaque jour lutter contre cet état de fait, afin de laisser une trace positive de son passage aux générations suivantes. La transmission aux jeunes générations, nous aide à garder notre mémoire et à témoigner de notre action avant notre mort. Nous nous rassurons ainsi en pensant que notre vie ne sera pas vaine.

  

Par la vie de famille, nous avons la chance de trouver un sens à notre existence. Nous serons alors par notre famille et la transmission de la mémoire pour toujours des survivants de la mort ou rescapés de la vie, au choix. La mémoire est gage d'évolution et de continuité, qui peuvent se traduire en un mot: reconnaissance.

Contrairement à la citation de Benjamin Constant «la reconnaissance a la mémoire courte», la reconnaissance ne doit pas avoir la mémoire courte car elle nous donne le choix d'être soi. Elle nous ouvre des perspectives existentielles. Nous sommes un Être en tant qu'Être et un autre individu ne peut se substituer à nous.

 

Débat sur L'entreprise et "le parcours de la reconnaissance" de Paul Ricoeur

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