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Le Démocrate Idéaliste Rebelle[s]

Le Démocrate Idéaliste Rebelle[s]

Actualité, Débat, Reconstruction Politique, Philosophie, Ethnologie, Economie, Handicap et Divers c'est le programme que vous aborderez chaque jour en suivant le blog ! Je suis à l'origine de la création de la revue de philosophie de METZ "Le Jardin" et participe à la rédaction de Rebelle[s], magazine bimestriel national. Je souhaite faire de ce blog, un lieu de débat. Il a pour but d'ouvrir plusieurs pistes de réflexions sur des questions politiques, ainsi que publiques qui engagent l'avenir de la société Française et Européenne. Une façon de reprendre notre destin en main pour un auteur idéaliste qui voit le monde se plaire dans le désenchantement du monde.


Les années Mitterand

Publié par De Bona Stéphane sur 15 Février 2015, 22:50pm

Catégories : #Histoire

Les années Mitterand
Les années Mitterand

  François Mitterand est le seul président de la République à avoir accompli deux madats entiers. Durant quatorze ans, il a d'abord appliqué la politique traditionnelle de la gauche, puis l'a abandonnée en partie, si bien que l'écart idéologique entre droite et gauche s'est réduit. Face à la crise persistante, que proposent de différent la droite et la gauche ?

 

1. Le premier septennat : du "Front populaire bis" à la rigueur

 

Les victoires de mai-juin 1981 : F. Mitterrand remporte l'élection présidentielle contre V.Giscard d'Estaing, puis le P.S. gagne les législatives. Un gouvernement d'union de la gauche (P.S.-M.R.G.-P.C.) est constitué, dirigé par P. Mauroy, au milieu de l'enthousiasme du "peuple de gauche", comme on dit alors.

 

1981-1982 : le P.S. applique sa politique traditionnelle. Générosité sociale (hausse des salaires, retraite à 60 ans, semaine de 39 heures, 5e semaine de congés payés, lois Auroux sur les droits des travailleurs) et nationalisations (9 grands groupes industriels et 40 banques) auxquelles s'ajoutent l'abolition de la peine de mort et la loi Defferre de décentralisation. Mais 3 phénomènes hérités du septennat précédent restent préoccupants : l'inflation, le chômage qui s'aggrave (1 991 000 chômeurs en 1983) et le déficit commercial qui se creuse.

 

1983 : le tournant de la rigueur. Priorité à la lutte contre l'inflation, fin du soutien aux industries obsolètes, acceptation d'une C.E.E. dont la logique économique devient de plus en plus libérale, gel de la progression réelle des salaires : le président a choisi la rigueur. Elle est efficace contre l'inflation, mais les chômeurs sont 2 500 000 fin 1986, le phénomène de l'exclusion réapparaît; les électeurs socialistes sont désorientés, et le P.C.F. quitte en 1984 le gouvernement Fabius. Le F.N. bondit de 0,5 % à 10 % des voix et l'alliance R.P.R.-U.D.F. gagne les législatives de 1986.

 

1986-1988 : la première cohabitation : J. Chirac continue la politique de rigueur. Par ailleurs, il privatise plusieurs grandes entreprises (TF1, Paribas, Saint-Gobain), supprime l'impôt sur les grandes fortunes et affronte la fronde étudiante. Les Français préfèrent nettement (54 % contre 46 % ) en 1988 réélire F. Miterrand plutôt qu'élire J. Chirac, puis donnent, à l'Assemblée, une majorité relative au P.S.

 

2. Le second septennat : de l'ouverture aux "affaires"

 

Michel Rocard (1988-1991) s'appuie à l'Assemblée tantôt sur le P.C.F., tantôt sur les centristes (c'est l'ouverture). Il recherche le consensus, crée le R.M.I. et la C.S.G., lance une politique de la ville pour enrayer la crise de certaines banlieues. Il est servi par une conjoncture économique améliorée ; le chômage recule légèrement.

 

La crise s'aggrave sous E. Cresson et P. Bérégovoy (1991-1993). Le chômage progresse à nouveau, le déficit budgétaire se creuse. A cela s'ajoute l'effet désastreux de plusieurs affaires financières mettant en cause soit le mode financement des partis, soit la moralité de personnalités proches du pouvoir. L'approbation par référendum du traité de Maastricht sur l'Europe est obtenue de justesse, et les législatives de mars 1993 voient triompher l'U.P.F. Le P.S. est écrasé, la droite obtient 486 sièges à l'Assemblée sur 577.

 

E. Balladur (1993-1995) : la seconde cohabitation. Le nouveau premier ministre poursuitla rigueur avec prudence, et en cédant souvent à la pression de la rue -manifestations paysannes, projet Bayrou sur l'école privée retiré, projet du C.I.P. retiré. Il reprend les privatisations (entre autres B.N.P., Elf, Rhône-Poulenc, U.A.P.). Mais les affaires financières touchent à leur tour les partis de droite.

 

Le bilan des années Mitterrand : il est nuancé. La construction européenne a progressé, l'économie s'est modernisée, l'inflation a été vaincue. Mais chômage (3 200 000 chômeurs en 1994), exclusion, précarité atteignent 10 à 20 % des Français. Ni le P.S. ni  le R.P.R. n'ont pu les réduire.  

 

Discours de François Mitterrand, au Parlement européen le 22 novembre 1989

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