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Le Démocrate Idéaliste Rebelle[s]

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Actualité, Débat, Reconstruction Politique, Philosophie, Ethnologie, Economie, Handicap et Divers c'est le programme que vous aborderez chaque jour en suivant le blog ! Je suis à l'origine de la création de la revue de philosophie de METZ "Le Jardin" et participe à la rédaction de Rebelle[s], magazine bimestriel national. Je souhaite faire de ce blog, un lieu de débat. Il a pour but d'ouvrir plusieurs pistes de réflexions sur des questions politiques, ainsi que publiques qui engagent l'avenir de la société Française et Européenne. Une façon de reprendre notre destin en main pour un auteur idéaliste qui voit le monde se plaire dans le désenchantement du monde.


Biographie de Germaine Tillion

Publié par De Bona Stéphane sur 2 Avril 2015, 21:20pm

Catégories : #Ethnologie

Biographie de Germaine Tillion

L'Algérie racontée par Germaine Tillion Partie 1

Germaine Tillion née le 30 avril 1907, ethnologue et résistante, est morte samedi 19 avril 2008, à son domicile de Saint-Mandé (Val-de-Marne), 11 jours avant de fêter ses 101 ans.

 

Germaine Tillion suit une formation d'ethnologue auprès de Marcel Mauss et Louis Massignon. Licenciée en lettres, elle est diplômée de l'École pratique des hautes études, de l'École du Louvre, et de l'INALCO.

 

La Jeune Ethnologue

 

Ethnologue en Algérie dans les années 30, spécialiste des Berbères chaouias de l'Aurès algérien, Germaine Tillon voit "sa vie basculer", en 1940.

 

Entre 1934 et 1940, elle réalise quatre séjours en Algérie pour étudier l'ethnie berbère des Chaouis dans le cadre de sa thèse. De retour en France au moment de l'armistice de 1940, elle devient, après les arrestations et les exécutions de Boris Vildé, Anatole Lewitsky et de Paul Hauet (dont elle est l'adjointe dès 1940) chef du réseau de Résistance du Musée de l'homme, avec le grade de commandant de 1941 à 1942. Le réseau travaille à l'évasion des prisonniers et au renseignement.

 

Le 17 juin 1940, elle afirme en entendant le discours du maréchal Pétain "capitulant devant Hitler": "J'ai vomi - ce n'est pas une image - dans les dix minutes qui ont suivi". "A l'époque, confirme-t-elle, je n'étais pas communiste. Ni anticommuniste. J'étais antihitlérienne, d'emblée."

 

Elle entre en Résistance et fonde le réseau du Musée de l'homme. En 1942, elle est incarcérée puis envoyée, avec sa mère, en déportation. De son séjour dans les camps nazis, elle a rapporté un ouvrage magistral, Ravensbrück (édité en 1946, réédité en 1973 et en 1988), mais aussi une opérette,  présenté en 2007 au Théâtre du Châtelet. Pendant son internement au camp, elle écrira sur un cahier soigneusement caché, Le Verfügbar aux Enfers, son opérette, où elle mêlera à des textes relatant avec humour les dures conditions de détention, des airs populaires tirés du répertoire lyrique ou populaire.

 

Dénoncée par l'abbé Alesch, Germaine Tillion est arrêtée le 13 août 1942, et déportée le 21 octobre 1943 à Ravensbrück. Elle y perd sa mère, l'écrivain Émilie, grande résistante, déportée en 1944 et gazée en mars 1945.

 

L'ethnologue d'après guerre

 

Elle se consacrera après la guerre à des travaux sur l'histoire de la Seconde Guerre mondiale (enquête sur les crimes de guerre allemands, sur les camps de concentrations soviétiques entre 1945 et 1954) puis sur l'Algérie. L'ethnologue a également joué le rôle d'intermédiaire entre le régime gaulliste et les combattants FLN, sauvant des vies quand elle l'a pu, et dénonçant les tortures et les "singes sanglants" de l'OAS. Germaine Tillion restera cette femme engagée. Elle se décrira comme une "vieille gaulliste" ( Le Monde du 6 juin 1992) n'en travaillera pas moins avec le trostkiste David Rousset, contribuant à la création, en 1951, de la Commission internationale contre le régime concentrationnaire, qui dénonce l'existence des goulags en URSS.

 

 Elle a soutenue en France l'enseignement dans les prisons. Directrice d'études à l'École pratique des hautes études, elle a réalisé vingt missions scientifiques en Afrique du Nord et au Moyen-Orient.

 

Elle retourne en Algérie en 1954 pour une mission d'observation et participe à la création de centres sociaux : ses nombreux travaux de recherches au cours de sa carrière au CNRS et à l'EHESS portent sur les sociétés méditerranéennes.

 

À Alger, le 4 juillet 1957, elle rencontre clandestinement Yacef Saadi, à l'instigation de ce dernier, pour tenter de mettre fin à la spirale des exécutions capitales et des attentats aveugles.

 

Après la guerre d'Algérie, elle s'engage dans divers combats politiques :

 

·        contre la clochardisation du peuple algérien,

 

·        contre la torture en Algérie,

 

·        pour l'émancipation des femmes de Méditerranée.

 

Son séminaire d'« ethnologie du Maghreb » à l'École pratique des hautes études est resté légendaire.

 

Germaine Tillion était l'une des Françaises les plus décorées et partageait avec cinq autres femmes le privilège d'être grand'Croix de la Légion d'honneur.

 

En 1999 elle est élevée à la dignité de Grand-croix de la Légion d'honneur, une parmi six femmes, avec Geneviève de Gaulle, Valérie André, Jacqueline Worms de Romilly, Simone Rozès et Christiane Desroches Noblecourt.

 

En 2004, elle lance avec d'autres intellectuels français un appel contre la torture en Irak.

 

L'Algérie racontée par Germaine Tillion Partie 2

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