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Le Démocrate Idéaliste Rebelle[s]

Le Démocrate Idéaliste Rebelle[s]

Actualité, Débat, Reconstruction Politique, Philosophie, Ethnologie, Economie, Handicap et Divers c'est le programme que vous aborderez chaque jour en suivant le blog ! Je suis à l'origine de la création de la revue de philosophie de METZ "Le Jardin" et participe à la rédaction de Rebelle[s], magazine bimestriel national. Je souhaite faire de ce blog, un lieu de débat. Il a pour but d'ouvrir plusieurs pistes de réflexions sur des questions politiques, ainsi que publiques qui engagent l'avenir de la société Française et Européenne. Une façon de reprendre notre destin en main pour un auteur idéaliste qui voit le monde se plaire dans le désenchantement du monde.


Amélioration des conditions de vie des personnes en situation de handicap gage de diversité

Publié par De Bona Stéphane sur 10 Février 2016, 19:56pm

Catégories : #Handicap

Eugénisme, non merci !

Eugénisme, non merci !

Le handicap n’est pas une situation mais un fait. En reprenant et en modifiant les propos de Simone de Beauvoir, on pourrait dire « on ne naît pas handicapé, on le devient par bêtise des politiques publiques ». En effet, les personnes en situation de handicap ont toute leur place dans une humanité la diversité et la tolérance comme des valeurs premières.

 

Brève histoire de la reconnaissance du handicap

L’histoire du handicap a évolué à travers les siècles : les individus sont passés du stade d’objet à égalité avec l’animal « un monstre sans âme » bête de cirque à l’image d’éléphant-man puis, ils sont devenus un sujet de réflexion sur lequel on a greffé le nom d’handicapé (notion emprunté aux courses hippiques : ajout d’un poids supplémentaire aux jockeys plus légers que leurs concurrents) et enfin dénommés « personnes en situation de handicap ». Ces grandes étapes n’ont pu être atteintes que par la lutte au quotidien pour la reconnaissance. Cependant, l’état français a créé une politique sociale à considération variable comme si le handicap disparaissait avec une indépendance relative. En effet, malgré l’augmentation de l’allocation adulte handicapé durant le mandat de Nicolas Sarkozy de 25% de 2007 à 2012, les personnes en situation de handicap sont toujours en dessous du seuil de pauvreté contrairement aux apparences données dans le film « Intouchables ». Et pourtant, la dernière loi de février 2005 promettait monts et merveilles. Son intitulé « loi sur l’égalité des chances et de compensation du handicap » devait faire des personnes en situation de handicap des citoyens ordinaires.   

 

Rappel de quelques dates clé :

  • 1975 : première loi en France reconnaissant le handicap
  • 1986 : l’association des myopathes de France (AFM) organise le premier Téléthon sur la télévision publique
  • 1989 : un vent de liberté souffle sur le monde et le mot handicapé se banalise
  • 2005 : loi sur l’égalité des chances et de compensation du handicap

 

Révision de la loi Léonetti en 2015

La loi Leonetti établit les points suivants :

  • « L’obstination déraisonnable » du corps médical et la « prolongation artificielle de la vie » du patient (articles 1 et 9) sont proscrites, y compris lorsque ce dernier est hors d’état d’exprimer sa volonté. Le médecin peut prendre le risque d’abréger la vie du patient en lui administrant une dose de soins palliatifs qu’il juge nécessaire à son confort, à condition d’en informer le patient, éventuellement la personne de confiance ou un proche (article 2).
  • La décision de cesser l’administration d’un traitement, lorsque le prolonger semble relever de « l'obstination déraisonnable » doit être collégiale et ne peut être prise qu’après consultation de la « personne de confiance », de la famille, ou à défaut d’un de ses proches et des « directives anticipées » du patient (articles 1 à 9).
  • La volonté du patient de limiter ou de cesser un traitement doit être respectée (articles 5 à 9). Le patient doit être informé des conséquences de sa décision.
  • L’avis de la « personne de confiance », choisie par le patient pour l’accompagner dans ses démarches et, si le patient le souhaite, dans ses entretiens médicaux, doit être consulté (articles 2, 5, 8 et 9).

 La dignité de l’homme jusqu’à la fin de sa vie mène peu à peu à nous faire accepter une forme d’eugénisme insidieuse instaurée aujourd’hui par des états démocratiques sous prétexte de limiter la souffrance ou d’éviter la naissance d’enfants handicapés par un dépistage prénatal.

En 40 ans, par une politique des petits pas, la vie des personnes en situation de handicap a bien changé mais il reste encore bon nombre de lacunes à corriger. Je vous invite pour cela à prendre connaissance de notre pétition, de la faire circuler et signer autour de vous afin que les pouvoirs publics ne remettent pas au calandres grecs les nécessaires évolutions pour le bien-être de tous (les séniors, les parents accompagnés de bébés et d’enfants en bas âge ainsi que les personnes en situation de handicap).    

 

 

Handicap, toi même !

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