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Le Démocrate Idéaliste Rebelle[s]

Le Démocrate Idéaliste Rebelle[s]

Actualité, Débat, Reconstruction Politique, Philosophie, Ethnologie, Economie, Handicap et Divers c'est le programme que vous aborderez chaque jour en suivant le blog ! Je suis à l'origine de la création de la revue de philosophie de METZ "Le Jardin" et participe à la rédaction de Rebelle[s], magazine bimestriel national. Je souhaite faire de ce blog, un lieu de débat. Il a pour but d'ouvrir plusieurs pistes de réflexions sur des questions politiques, ainsi que publiques qui engagent l'avenir de la société Française et Européenne. Une façon de reprendre notre destin en main pour un auteur idéaliste qui voit le monde se plaire dans le désenchantement du monde.


Les visions amoureuses en sciences humaines

Publié par De Bona Stéphane sur 8 Mars 2016, 20:20pm

Catégories : #Philosophie

La Femme est un bijou, mais aussi sans doute : "le sexe fort" !

La Femme est un bijou, mais aussi sans doute : "le sexe fort" !

En philosophie, le concept d’amour n’a été que partiellement traité. Entre ceux qui en font un objet maléfique et ceux qui s’en inspirent pour la rédaction de leurs œuvres, on peut tout de même se rendre compte que l’amour influence directement ou indirectement la pensée humaine.

« Madame, sous vos pieds, dans l'ombre, un homme est là, qui vous aime, perdu dans la nuit qui le voile, qui souffre, ver de terre amoureux d'une étoile. » Victor Hugo

 

L’amour sous toutes ses formes en philosophie

 

Ce sentiment peut être l’amour que l’on porte à son chat, à sa mère, à ses amis, à son amant ou à son hobby préféré. Les philosophes grecs ont tenté de répertorier ces différentes formes d’amour. Ils en ont tiré cinq catégories : l’Eros (versant corporel, dans certains cas vulgaires de l’amour), l’amour platonique dont Aphrodite est le versant céleste, la philia qui correspond à l’amitié, la storge (l’affection), l’agapé (l’amour de son prochain) et enfin, la philantrôpia (l’amour de l’humanité, en général).

 

La pulsion de vie en psychanalyse

 

La psychanalyse voit l’amour comme un instinct de conservation engendré par la pulsion libidinale, face à la pulsion de mort. Aujourd’hui, des théories plus mécanistes et hormonales semblent voir le jour en psychologie et en anthropologie. Etre amoureux permet une sécrétion hormonale importante d’endorphine (hormone qui décuple le plaisir et qui est aussi un analgésique). L’endorphine, sécrétion naturelle, limite donc la prescription de médicaments et assure une réduction sensible de la douleur aux personnes malades.

 

Le caractère ethnologique de la passion

 

Les ethnologues ont observé des changements de comportement sensibles des individus amoureux. L’être aimé devient alors le centre du monde. « Un seul être vous manque et tout est dépeuplé » dixit Alphonse de Lamartine. L’amour est un formidable catalyseur d’énergie, lorsque tout va bien, on éprouve alors une grande euphorie et nos forces, ainsi que nos envies, sont décuplées, sûrement dues à l’augmentation de la dopamine. Mais, quand le sentiment amoureux est rompu, on est alors sujet à une terrible baisse de moral. Au moindre accroc, dans notre vie, cette situation peut avoir des conséquences terribles.

 

En fait, être amoureux produit des conduites addictives. L’amour est une drogue (c’est une dépendance), qui peut conduire dans le pire des cas, à une déchéance, soit par l’alcool ou le crime passionnel ou encore le suicide. C’est pour cela que Lucrèce, disciple d’Epicure, préconise la sexualité libre de tous sentiments qui libère de l’aliénation de l’amour. Mais quoi qu’il en soit l’amour reste un sentiment universel, car toutes les formes de sociétés et de civilisations disposent de chansons d’amour, de poèmes, de romans, de tragédies amoureuses, de légendes, de mythes, de sculptures, de peintures et de musiques qui parlent d’amour glorifiant ce sentiment. L’amour est avant tout une interaction entre deux êtres qui se reconnaissent. Il est le seul instinct qui nous reste du monde animal et qui peut unir toute l’humanité. Ce sentiment n’a en effet aucune frontière ethnique et culturelle.

 

Une affaire pour les machos, parfois !

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