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Le Démocrate Idéaliste Rebelle[s]

Le Démocrate Idéaliste Rebelle[s]

Actualité, Débat, Reconstruction Politique, Philosophie, Ethnologie, Economie, Handicap et Divers c'est le programme que vous aborderez chaque jour en suivant le blog ! Je suis à l'origine de la création de la revue de philosophie de METZ "Le Jardin" et participe à la rédaction de Rebelle[s], magazine bimestriel national. Je souhaite faire de ce blog, un lieu de débat. Il a pour but d'ouvrir plusieurs pistes de réflexions sur des questions politiques, ainsi que publiques qui engagent l'avenir de la société Française et Européenne. Une façon de reprendre notre destin en main pour un auteur idéaliste qui voit le monde se plaire dans le désenchantement du monde.


Retour sur la photographie Humaniste

Publié par De Bona Stéphane sur 14 Juin 2016, 17:31pm

Catégories : #Ethnologie

Dans ces temps troublés, revenons sur des images de paix, de tranquillité et de vie sereine. L’enseignement des humanités (l’art, la philosophie, l’histoire-géographie, le grec et le latin) ne faisait pas polémiques au ministère de l’éducation nationale. L’humanisme était un courant de pensée et artistique. La période semblait bénite pour les post soixante-huitards. Les jeux d’ombre et de lumière avaient des aspects joyeux grâce à la photographie argentique en noir et blanc, aujourd’hui disparue au profit de la photo numérique dont le rendu est loin d’être semblable.

 

Le chef de file de la photo humaniste

 

En février 2007, une exposition des clichés de la ville de Paris, pris par le photographe français Robert Doisneau, a pu voir le jour grâce au concours de ses filles Annette et Francine. Elles ont sélectionné près de 450 milles négatifs et 280 photos de leur père. Il a photographié, jusqu’à sa mort en 1994, les quartiers populaires de Paris. Robert Doisneau fut le chef de file de l’école humaniste française de la photographie. Il fut élevé dans un milieu bourgeois à grande influence ouvrière artisanale. Ses sujets de prédilection, pour capturer des instants de vie populaire, étaient les amoureux, les femmes, les enfants, les bistrots et les chiens. Aujourd’hui, ces photos sont le miroir de la France des années 1936 à 1970 qui donnent un parfum ethnologique et historique à son œuvre, tel que Roland BARTHES le décrivait dans son ouvrage « La chambre claire ».

L’une des photos les plus connues, dans le monde entier, reste celle des amoureux de l’hôtel de ville, qui lui a valu non seulement la notoriété, mais également un procès à la fin de sa vie pour atteinte à la vie privée. Les prétendus amoureux ont été déboutés pour cause de procédure trop tardive et par manque de preuve.

 

Pourtant, Robert Doisneau juge son œuvre comme une partie infime de l’histoire : « J’ai réussi 300 photos dans ma vie, au centième de seconde, soit à peine 3 secondes volées à l’éternité. »

 

L’élève le plus connu de Doisneau

 

Ces photos du Paris populaire ont inspiré plusieurs de ses contemporains dont Henri Cartier-Bresson disparu le 2 Août 2004. Parmi ses clichés, la photo de deux jeunes artistes français de renommée, avec leur chien, a fait le tour du monde sous forme de carte 

postale dans les années 1970. Sa discipline, la photographie, a contribué à exporter l’image de la France populaire partout dans le monde.

 

L’école de photographie humaniste

 

La photo humaniste est liée aux difficultés économiques immédiates d’après-guerre, notamment en France où les caisses de l’état sont vides. La reconstruction a lieu avec l’aide des Etats-Unis d’Amérique et de leur plan Marshall. Durant cette période, la photo humaniste témoigne à la fois des bonheurs simples de la vie, mais aussi des difficultés et des injustices.

 

L’origine du mouvement et sa notoriété internationale doivent beaucoup aux photographes français.

 

 

Un "Maître" de la photographie du 20ème siècle.

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